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Histoire des relations franco-iraniennes -XIXe et XXe siècles | Bloguez.com

• 21/4/2008 -

Napoléon et Fathali Chah

 

Biographie de Grl Gardane

 

Gardane ( Claude-Mathieu)

Dans son dossier aux Archives de la Guerre, il est prénommé Charles-Mathieu. Fils cadet d’Ange Nicolas et Claire d’Eyguésier de Tourres, il naquit à Marseille le 11 juillet 1766, obtient une sous lieutenance aux Chasseurs d’Alsace le 5 mai 1780, à 14 ans, et fut admis dans l’armée royale lorsqu’il eut l’âge de servir. Il n’émigra pas et fut promu lieutenant au 1er chasseurs à cheval le 25 janvier 1792. Son avancement fut, dès lors,  rapide. Capitaine le 28 mai 1793, servant à l’armée du Nord , Chef d’escadrons à cheval le 8 guillet 1794, il devint colonel du 9e  chasseurs à cheval le 2 juin 1796, étant le 2 juin 1796, étant à la division Lefebvre, à l’avant- Garde de l’armée du Rhin. Il se signala au combat de Wildendorf le 4 juillet , au passage dedu Rhin à Neuwied le 8 avril 1797, passa à la dicision Montrichard en mars1799, puis à la  division  Grenier, à l’armée d’Italie. Il servit aux combats malheureux de Pastrengo (26 mars), de Magnano (5avril) , à la défaite de Cassano (28 avril), mais se distingua au combat de Bassignana, où les Russes subirent un echec le 12 mai. Il fut nommé géneral de brigade sur le champ de bataille. Gardane servit avec ce grade au combat de San Guiliano le 20 juin. Passé à la division Lemoine en octobre 1799, il fut confirmé dans son grade de généralle 19 du même mois. Bloqué dans Gêne avec Massena , il fut grièvement blessé au genou gauche à Croce le 10 avril 1800. Rentré en France après la convention d’Alexandrie du 15 juin, il fut nommé. le 10 décembre, inspecteur aux revues et employé dans la 8e puis (avril 1801) dans la 26e division militaire. Bonaparte, qui avait dû connaître la famille Gardane à Marseille, dans l’entourage des Clary, devenu empereur, pris Gardane comme aide de camp, comme ecuyer cavalcadour(30 septembre 1804) et comme gouverneur de ses pages (19 sept 1805). Il l’emmena avec lui à la Grande armée  et Gardane assista aux batailles d’Austerlitz, d’Iéna, de Lopytan et deGolymin ( en Pologne) les 25-26 et fut cité au Bulletin de la Grande Armée.

Le général Gardane était , en mai 1807, au camp de Finkenstein lorsque Mirza-Riza Khan,  ambassadeur de Perse, vint solliciter l’aide militaire de la France contre la Russie. Napoléon l’envoya comme ambassadeur en Perse, où il devait régler le détail de la coopération des deux puissances. Le général, muni d’instructions datées du 30 mai, se mit en route le 1er  juin , emmenant avec lui une brillante suite d’officiers , dont plusieurs: Trezel, Fabvier, Lami devaient par la suite devenir célèbres ; il se faisait accompagner aussi par son frère Paul-Ange-Louis qui fut historiographe du voyage. Gardane fut magnifiquement reçu à Téhéran, vit le Chah Feth-Ali, lui fit signer le traité de Finkenstein, par lequel la France garantissait le territoire de la Perse contre les entreprises de la Russie  en Géorgie, lui fournissaitdes armes modernes et une aide militaire,exigeant en retour une rupture totale avec l’Angleterre, l’expulsion de ses ressortissants et la cession de l’île de Karek, dans le Golfe Persique. Le Chah remplit ses engagements, la mission française prit en main l’armée persane, fortifications, créa une fonderie de canons à Ispahan. La signature du traité de Tilsit du 8 juillet 1807 vint changer l’attitude de la France de la France à l’égard du Tsar Alexandre. Napoléon donna à Gardane l’ordre de rétablir l’état de paix entre la Russie et la Perse et de régler la question de la Géorgie. Gardane obtint la cessation des hostilités en Géorgie mais les Moscovites se refusèrent à abandonner leurs conquêtes. Le Chah protesta, prétendant être compris dans le traité de Tilsit; Gardane incita Feth-Ali Chah à conclure un traité de paix avec les Russessous la médiation de la France. Les Russes refusèrent cette solution et reprirent leurs opérations en Géorgie, où les troupes persanes, commandées par des officiers français, défendirent avec succès la place d’Erivan. Napoléon, craignant de compromettre ses bonnes relations avec le tsar Alexandre se désintéressa des affaires persanes; le Chah rappela les Anglais et, dès lors, l’influence française fut réduit à néant. Gardane qui avait déjà élaboré un plan offensives sur les Indes par une armée franco-persane, ne songea plus qu’au départ. Ses officiers étant insultés dans les rues, il prit congé du Chah le 12 février 1809 et quitta Téhéran le lendemain.

A son retour en France , il vit Napoléon qui durant son absence, lui avait assuré une dotation de 50000 fr de rentes en Westphalie ( 10 mars 1808) et l’avait fait comte d’Empire le 28 août1809.  Il ne fut pas accueilli aussi bien qu’il aurrait pu l’espérer étant donné l’œuvre qu’il avait accomplie. Il fut envoyer commander la 2e division de dragons en Espagne , au 8e C.A. (déc. 1809-fév.1810). Chef de la 3e brigade de dragons à la divisons Treillard ( 28 mai 1810), il servit au siège d’Almédia au Portugal (juillet-août 1810) puis fut ramené à Ciudad-Rodrigo par Masséna pour assurerle ravitaillement de l’armée au Portugal. Gardane se mit en route pour rejoindre cette armée le 20 nov. 1810, n’y parvint pas et fut suspendu de ses fonctions , pour avoir mal remplisa mission le 5 janv. 1811. Il quitta l’armée le 7 mars et se retira à Marseille. Au cours de la première Restauration, il fut réintégré dans son grade le 12 juin 1814. Commandant une brigade d’infanterie en Provence, il fut , lors du débarquement de Napoléon au Golfe Juan, alerté par érnouf, son divisionnaire, et partit pour arrêter l’empereur. Celui-ci était déjà à Grenoble lorsque , ayant quitté Sisteron le 27 mars le général arriva à Gap le 29; il poussa jusqu’à S.-Bonnet, l’étape sivante, et y fit acclamer Napoléon par ses troupes le 30. L’empereur le plaça lors de la campagne de Waterloo, sous les ordres du géneral Gazan, chargé de défendre la ligne de la Somme le 7 juin 1815 et il resta là dans l’expectative. Admis à la retraite le 4 septembre suivant , Gardane se retira à Lincel (cant. de Reillanne), dans les propriétés de sa femme, et y mourut le 30 janvier 1818.

Il avait épousé Anne Henriette de Croze de Lincel (+ 1835), qui lui avait donné deux fils: Alexandre-Alfred- Louis, Auguste-Louis et une fille Irène ou Inez, qui épousa marquis de Villeneuve-Flayosc.

Bibliographie:

Arc. de la Guerre. Micahaud.-Six.-A. de Gardane, Mission du Général Gardane en Perse, 1865. Hist. de la ville de Gap, 1967 p. 277 et sq.-P.L.H., XII, 65.

Roman D’Amat.

 

 

 Les Archives diplomatiques du Quai d’Orsay

 Correspondances politiques

Perse

de 1805

Général Gardane

 

 

Perse

1806-1808

MM Romière et Jaubert; Chargés de mission

M le Géneral Gardane, Ambassadeur

221 pièces

 

 

 

1/

Achmet Kan Vizir du Roi de Perse à Tauris au Commissaire français à Alep

1er janvier 1806,

... Je vous envoie  Agialil mon homme d’affaire que j’ai chargé de vous remettre cette lettre et que j’oui vous demander quelques objets dont j’ai besoin...

... LES PEINES QUE VOUS PRENDREZ EN FAVEUR DE Agialil exciterons à jamais ma reconnaissance; à les preuves d’amitié que je vous demande- resterons toujours gravées dans mon cœur. Si je peux vous être utile, je m’expresserai devous servir et vos désirs seront des ordres qui seront executés dans toute étendue de mes Etats.

 

 

 

2/

Note d’Achmet Kan

1er janvier 1806

...Voici donc l’objet de notre correspondance que nous prions le commissaire français de faire connaitre au sublime Empereur de France, le grand Vizir d’ran, serviteur du Roi de Perse a trouvé convenable que par ma mission et le votre , une amitié durable s’établit pour toujours entre l’empereur des Français et celui de Perse. Mon désir le plus ardent est donc que le commissaire et frère unisse ses efforts aux mieux afin que nous établissions ensemble entre les deux empereurs une amitié sincère et indissoluble.

C’est pour remplir ce but , et pour poser les fondements d’une alliance éternelle entre votre Empereur et le mien que nous vous envoyons Cassim , homme de considération et aux discours de qui vous pouvez avoir une pleine confiance.

  

3/

Note jointe à la lettre n° 3

 

dans la lettre que j’ai remise à Cassim bey pour son Excellence le Vizir de Tauris, je ne me suis pas expliqué sur l’objet de notr correspondance .

... et des explications verbales que Cassim bey a jointes, que son Excellence le Grand Vizir D’Iran désire affermir l’amitié que subsiste entre l’Empereur de France et l’Empereur de Perse; et qu’il a jeté les yeux sur son Excellence le Vizir de Tauris et sur moi pour faire connaître ce désir à l’Empereur des Français.

... Je partage bien vivement le désir quéprouve son éxcellence de concourir à établir entre les deux Empereurs une amitiés durable: Cette mission honorable me flatted’autant plus que son succés paraît assuré...

  

8/

Alep le 12 janvier 1806

Monseigneur

 

J’ai l’honneur d’ envoyer à Son Excellence sous öe n°1 la copie d’une lettre pour moi de M. Romieu que m’a remise ici le 8 un Tartare expédié de Baghdad le 9 décembre.

Cette lettre non daté est du commencement d’octobre, quelques jours après sa date M. Romieu fut atteint d’une fièvre qui l’a enlevé après 6 jours. Il est morts le 12 du même mois.

M. Georges Dutrey qui accompagné M. Roumieu en Perse , comme son Interprète, en Perse , me donne cette fatale nouvelle en date du 13 octobre

... La mort de M. romieu; l’incertitude du sort de M. Jaubert dont on n’a aucune nouvelle , m’ont fait penser qu’il seraitnécessaire d’envoyer à Tehran un homme sûr pour ne pas laisser perdre le fruit d’une négociation entreprise à si grands fraiset si heureusement entaimée.Indigné des évévenements qui l’ont arrétée et qui semblent trop probablement le résultat des complots anglais, je serais parti moi-même si je n’eusse consullé que mon zéle.

C’est à M. Ruffin , chef de cette mission qu’appartient le soin qu’elle exige dans un moment aussi difficile,

TANT DE DANGERS PARRAISSENT ATTACHES actuellement à cette mission , et au voyage de Perse que je n’ai pas craint qu’on soupçonnât d’aucun intérêt personnel le paru que j’ai pris de m’offrir à M. Ruffin dans cette circonstance.

 

L’argent fait tout à l’Orient. La dernière Ambassade anglaise en Perse y a laissé des richesses immenses. Des ministres intéressés et traitres ont peut-être été les premiers a trahir ; pour quelques mille piasters, les intérêts de leur pays à sacrifier par le poison les jours d’un officier que Schah lui même avait appelé en Perse.

 Signé Corancez

 

 

18/

Alep le 27 janvier 1906

 

Monseigneur

Par la lettre de mon fils dont je confirme le contenu S. Ex. apprendra la mort de M. Romieu. Il est vrai que c’est moi-même qui ai donné l’idée d’envoyé qqn en Perse, mais je ne m’étais pas imaginé que les anglais s’étaoent fait un si grand nombre de partisans secrets jusques parmi les personnes de la cour de Fatali Chah et qu’ils renouvelleraient dans une pareille circonstance qui en apparance, n’avait rien d’allarmant pour eux, leurs machnations sanguinaires dont ils nous ont donné tant de fois l’exemple.

Romieu empoisonné !!

Outrey malade!!

Jaubois disparu depuis 3 octobre!!

Renseignements demandés du premier Ministre , Cheikhalislam et Kan de Tauris

... Rousseau

 

  

 

Abbas mirza à M. Rousseau

 

... Ce qui vous me marquez relativement à la conduite astucieus et perfide des anglais qui n’ont jamais marché d’un pas loyal et sincère dans les voies de l’amitié, se trouve conforme à l’exacte vérité, ET l’alliance qu’ils viennent de contracter avec les Russes , au moment même que leurs prestations du zèle envers la Perse, paraissent être des moins équivoques.

...

Le Roi souhaite sincèrement de ressérer de plus en plus les liens de l’intimité qui l’unit à l’Empereur  et voudrait que le bruit de leur confédération intime se répendit par tout le monde...

Abbas Mirza

 

  P.33

Constantinople le 5 mars 1806

Monsieur et cher Jaubert

 

Vous aurez peut ^tre su que M. Romieu arrivé à Tehran le 25 septembre y avait obtenu une audiance du Chah Fatali chah Khan qui lui avait remis sa lettre et ses répens et que peu après il tomba malade et mourrut à la suite d‘un long vomissement le 12 octobre. Le bruit public est qu’il a été empoisonné:

Quoiqu’il en soit évitz autant qu’il vous sera possible tous les mets et toutes boissons dont vous ne serez point physiquement sûr.Ne vous livrez à qui que soit. Vous serez environné d’hommes corrompus. Méfiez vous surtout du Missionnaire ctholique Leopoldo Sebastiani. Songez à vivre pour vous et pour vos amis. Ruffin

 

Rousseau à Talleyran

1 mai 1806

.. Je vais donc soumettre  à votre Ex. mon opinion sur l’ambassade que S.M. Voudrait envoyé en Perse un chef chargé de pleins pouvoirs, plusieurs adjoints, un secrétaire, un officier de guerre, un officier de marine , un naturaliste, un docteur, un peintre, et une garde d’honneur de 250 à 300 soldats( outre les autres domestique de suite)

 

 

Outrey à Corancez

6 juin 1806

 

... J’ai fini par décider le Roi de Perse à envoyer un ambassadeur en France avec des présents qui sont des étoffes dorées d’Ispahan, des schals, des perles, des sabres, du corails. Le Roi m’ ademandé si je devais me rendre en France et m’a ajouté , il faut que vous passiez à Constentinople pour aller avec mon énvoyé en France, et il m’a donné une lettre pour Sa Majesté l’Empereuret Roi....

... Avant mon départ de Téhran le Vizir Mirza Réza Couli m’a dit que M. Jaubert est arrêté par le Pacha de Bjasid et que le Prince Abasmirza avait envoyé le demander à ce Pacha qui l’a refusé. J’ai prié le Mirza d’envoyer demander M. Jaubert à Youssef Pacha d’Erzeroum, comme il est le gouverneur général de son Etat,... vous ferez bien , M, d’écrire à M. Ruffin pour qu’il puisse aller au secours de M. Gaubert.

 

 

Jaubert à Ruffin

Téhéran 12 juin 1806 23 prairial an 14

 

J’ai l’honneur de vous informer dès mon arrivée à Téhéran le 16 de ce mois. j’ai eu infinniment à me loisir de l’accueil que j’ai reçu de la cour de la Perse;

 

Je n’ai trouvé ici aucun secours de fonds: Tout le monde au contraire m’en demande sans réfléchir à l’honorable misère où je suis tombé. Je me répugne tant d’avoir recours au gouvernements de ce pays que je préférerais aller à pieds à Constantinople que d’accepter le moinder secours du Roi.

 

 

Mirza Chefih à Talleyrand

20 navembre 1806

 

Avant l’arrrivée de M. Jaubert à la Cour d’Iran, elle avait nommé à l#Ambassade de France le sublime l#Eloquent , le Sage , et savant Myrza Mahmoud Réza et ce ministre  porteur d’un diplôme d ‘amitié, avait eu ordre de se rendre à sa destination et de se remettre à portée de recevoir les faveurs de la présence lumineuse de sa majesté le Grand Empereur de France pour lui exposer la vérité du profond attachement , qui anime notre cour pour son auguste personne.

 

 

Napoléon émpereur des Français à Fehali-Scah Empereurs des Persans

 Salut

Je reçois la lettre qu’apporté à Constantinople ton serviteur Yousouf Aga. J’ai ordonné à mon Ambassadeur de l’envoyer celle-ci par un de ses officiers . Beaucoup de troupes du Don qui étaient opposées à toi sont venue en Pologne: J’en ai fait prisonnières un grand nombre . Le Sultan Selim désire vivre en paix avec toi. Resserez vos liens; les petites mésintelligences doiventdisparaître devant les veritables ennemis. J’ai écrit à Constantinople qu’en fasse venir ici l’officier que tu as envoyé, afin que je puisse causer avec lui en détail sur toi et sur ton armée. Arrête toutes les communications  des anglais avec  les Indes; intercepte leurs courriers. Ils sont amis des Russes et nos ennemis : apprends-moi bientôt que tu as obtenu dans cette campagne de nouveaux succès et que tu as fait du mal à l’ennemi comme je te souhaite les bénédictions du Dieu un règne long et glorieux et une fin heureuse.

Ecrit en mon camp Impérial  d’Osterode, le 3 avril de l’an 1807

Signé Napoléon

 

 

 

Napoléon Empereur des Français, Roi d’Italie,

Nous avons décrété et décrétons ce qui suit:

art. 1

Le Général de Brigade Gardane, officier de notre maison impériale Gouverneur de mon Nages , est nommé Ministre plénipotentiaire près de l’Empereur de Perse .

art.2

M. Gardane (Paul ange Louis) son frère, est nommé premier secrétaire de légation, chargé de le remplacer s’il venait de mourir.

art.3

M. Rousseau fils est nommé second secrétaire de légation.

art.4

Deux droguemens choisis parmi ceux qui ont été constamment attachés à notre Service à Constantinople seront attachés a ladite légation .

art.5

Quatre élèves de l’école spéciale des langues orientales ayant déjà les principes de la langue persane et étant né dans nos provinces françaises, seront envoyés en Perse , à la suite de la légation por s’y instruire dans la langue.

art.6

Un chef de bataillon du génie et deux Capitaines du génie, un chef de bataillon et deux capitaines d’artillerie, un capitaine et deux sergent d’ouvriere, un capitaine d’infenterie bon manœuvrier ayant été adjudant majeur et trois sergent instructeurs, seront envoyés en Perse avec notre Ministre Plénipotensiaire , conformemment à la demande qu’q faite l’ambassadeur de Perse.

 

Ces officiers et sous officiers continueront à jouir en France du traitement attaché à leur grade et , en supplément de ce que leur donnera l’Empereur de Perser.

 

art.7

Nos Ministre de Guerre , relations extérieures et di tresor public, sont chargés de l’exécution du présent décret qui ne sera point imprimé et sera tenu renfermé dans le carton de nos affaires secrètes jusqu’au 1er juin.

Signé Napoléon

 

 

 

 

 

ref. A.E. 202 / ard 84

ref:S.I.M. 3671

cp PERSE              Vol. 10

 

Perse

1808

 

Monsieur le Général GARDANE, Ambassadeur

247 pièces

 

 

le Nowrouz a été brillant:J’ai eu loccasion d’avoir l’honneur d’être présenté au Chahzadé Muhamed Vali Mirza Gouverneur du Khorassan. Il est agé de 23 ans et demi. Il est robuste , il est d’un caractère entier, il a déjà donné des preuves de bravoure contre les aguans (afghans).

 

Le 27 mars, il y a eu une course de chevaux: Sa Hautesse m’a fait appeler . Elle nous a admis dans sa tente et en présence de tout le peuple elle a continué à nous combler de bonté. Elle a fait tirer ... un de ses enfants agé d’environ 6 ans; puis elle m’a demandé si le Grand Napoléon prendrait volontier un de ses siens puisque ce sont ceux de son frère...Quant à des jeunes gens des premières famillesde la natiom, je ne puis douter qu’on en adressera bien volontiers sept ou huit pour être élevé à Paris et cela me paraitrait être bien moins sujet à des inconvéviens. Le retour de ces jeunes gens contribueront  peut-être beaucoup à perfectionner cette nation; et ils y repartiraient de grands priseurs de la France; ils multipliraient nos relations avec eux. Un homme de loi pourrait les accompagner à l’effet de les entretenir dans leur religion. Je crois c

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